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lundi 5 mai 2008

LA GRANDE MURAILLE


La Grande Muraille (Chángchéng ; littéralement la « longue muraille ») est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le Ve siècle av. J.-C. et le XVIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. Selon un rapport de 1990, la longueur totale des murs serait de 6 700 km. En moyenne, la Grande Muraille mesure 6 à 7 m de hauteur, et 4 à 5 m de largeur.


La Grande Muraille est la structure architecturale la plus grande construite par l’homme en termes de longueur, surface et masse. Depuis 1987, elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO sous le numéro 438.



HISTOIRE


La muraille de Chine nécessita évidemment une quantité de main-d'oeuvre immense. Pendant le premier Empire, l'armée, qui comptait environ 300 000 soldats, était réquisitionnée. La dynastie Qi enrôla de force presque deux millions de personnes. L'avancée des travaux étant considérée trop lente, des prisonniers furent contraints de travailler sur le chantier. Ne suffisant toujours pas, la population fut forcée au travail. A cette époque, les conditions de sécurité étaient déplorables, des centaines de milliers d'hommes furent relevés morts de faim ou d'épuisement.

Une complainte chinoise rapporte d'ailleurs ces faits : « S'il te naît une fille, il faut la noyer, s'il te naît un garçon il ne faut pas l'élever. Ne vois-tu pas que la grande muraille se construit sur des morceaux de cadavres ». Beaucoup de cadavres étaient enterrés dans les environs de la muraille. Des bas-reliefs faits par des proches rendent hommage à ces esclaves. Le bilan est estimé à dix millions de morts. En 209 av. J.-C. (l'année qui suivit la mort de l'empereur Qin Shi Huangdi des Qin), la première et la plus violente insurrection paysanne de l'histoire chinoise éclata.L'édifice Ming se retrouve souvent en haut d'une montagne, un endroit inaccessible pour les armes de siège. Outre sa fonction défensive, primordiale, la Muraille a joué dans les faits des rôles très variés.








jeudi 17 avril 2008

LE LAC TITIKAKA


Divisé entre le Pérou et la Bolivie à 3636m d'altitude, le lac Titicaca est le plus haut lac navigable du monde avec une profondeur maximale de 280m. Il couvre plus de 8.000 km² et compte une quarantaine d'îles. Cette région est incontestablement celle où la culture indienne est restée la plus vivante.Puno, 60.000 habitants, est un gros bourg commerçant fondé en 1666. C'est aussi le centre artisanal et folklorique de la région, sa musique est la plus riche des Andes et on y recense plus de 300 danses locales.

mercredi 16 avril 2008

LES LIEUS CULTES DU MACHU PICCHU


Le mirador
De cet endroit qui domine tout le site, vous aurez la plus belle vue. Derrière le mirador abouti le Chemin des Incas. Au retour, passant par la porte principale de la citadelle, vous noterez l'ingénieux système de fermeture: l'anneau de pierre au dessus et les deux poignées dans les cavités sur les côtés.


Le tombeau royal
Juste en dessous de la porte de la citadelle. Caverne en dessous de la tour centrale qui fut peut être un tombeau d'inca. A remarquer les gradins et les niches taillés dans le rocher. La tour centrale possède une forme de fer à cheval (torreon) qu'on retrouve souvent sur les sites incas.


La rue des fontaines
Étonnante ruelle composée d'une série de petits bassins disposés les uns à la suite des autres. Ces fontaines étaient sans doute utilisées pour les ablutions rituelles.


L'intiwatana

Dans le prolongement des temples, par une série d'escaliers, on parvient à l'observatoire astronomique, le point le plus élevé de la ville, et le plus mystérieux.
A l'entrée de la plate-forme où se trouve le cadran solaire (à droite des trois petites marches), s'élève une mince roche assez étrange. Regardez de près: la roche présente exactement la même découpe que les montagnes alentours, les reproduisant en réduction très fidèlement. A partir du Wayna Picchu, comparez les montagnes une à une.
La "table" centrale est surmontée d'une pierre angulaire aux formes géométriques précises: c'est le calendrier solaire. Son ombre portée sur les multiples angles de la table permettait aux astronomes incas d'effectuer leurs calculs astronomiques. C'est l'un des rares à subsister, n'ayant jamais été découvert par les Espagnols.


Le quartier des Prisons
Lieu à deux étages où Bingham découvrit des sépultures. A remarquer sur le sol une large pierre plate rappelant la forme d'un condor la tête vers le soleil levant. Cela aurait été un endroit de sacrifice: un petit canal s'enfonce dans le sol afin que le sang nourrisse la Terre, divinité pour les Incas. Les pièces à côté du grand rocher ont été (sans beaucoup de preuves) baptisés Chambre des Tortures.


Le quartier industriel (ou des Mortiers)
Plus haut que le groupe des prisons se trouve ce quartier. La présence de mortiers dans l'une des grandes pièces laissa penser que ce secteur était consacré à des activités domestiques et artisanales. Noter au passage le grand nombre de niches et de pierres en saillie.


Le Quartier des Intellectuels et des Comptables
Dans le prolongement du Quartier Industriel. Ensemble de maisons à l'architecture relativement simple, suivi du groupe des Trois Portes. La présence de pièces sans aucune fenêtre fit supposer qu'il pouvait s'agir là de l'endroit où vivaient les femmes, ou les Vierges du Temple.

jeudi 10 avril 2008

MACHU PICCHU


Le Machu Picchu (du quechua « vieille montagne », et surnommée parfois « la cité perdue des Incas ») est une ancienne cité inca, perchée sur les hauteurs de la cordillère des Andes. Aujourd'hui en ruine, elle se situe à une altitude de 2 340 mètres, dans la vallée de l'Urubamba, au Pérou. La ville sacrée Machu Picchu, oubliée pendant des siècles jusqu'en 1911, fut dévoilée au monde par l'archéologue américain Hiram Bingham de l'Université Yale, qui écrivit un best-seller à ce sujet.

Ce site archéologique précolombien de 35 hectares, situé à 130 km au nord-ouest de Cuzco au Pérou, est considéré comme le site archéologique inca le plus important du Pérou. Le 7 juillet 2007, l'endroit a été désigné comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde par un organisme non officiel et à caractère commercial (NewOpenWorld Foundation).



GEOGRAPHIE

Le site se trouve à l'est de la Cordillère des Andes, aux débuts de la forêt amazonienne. Il est situé au Pérou, à une centaine de kilomètres de Cuzco.

L'une est le Huayna Picchu, signifiant jeune montagne. C'est cette montagne qui surplombe le site sur la plupart des images de la cité. Selon certains angles de vue, il est possible d'y déceler la forme d'un visage humain regardant vers le ciel, le sommet du Huayna Picchu étant le nez.

L'autre montagne est le Machu Picchu, signifiant vieille montagne. C'est cette montagne, à l'opposé du Huayna Picchu, qui a donné son nom au site archéologique.


HISTOIRE

On pense aujourd'hui que la ville a été construite sous le règne de l’empereur Pachacutec qui débuta en 1440. La ville a été abandonnée, vraisemblablement avant l'invasion espagnole de 1532. D’après les recherches archéologiques effectuées sur le site, le Machu Picchu n’était pas une ville traditionnelle, mais plutôt un lieu spirituel. Le site comporte des ruines de temples dans l'enceinte protégée de la cité. On croit que le lieu n'hébergeait probablement pas plus de 750 personnes.

Ce site échappa au pillage par les consquitadores grâce à son inaccessibilité, et à son invisibilité depuis les rives du rio Urubamba.


SITUATION ACTUELLE

Depuis 1981, le Machu Picchu fait partie d’une réserve naturelle de 325,92 km², dont le but est de protéger non seulement le site archéologique, mais aussi la faune et la flore locale. On y remarque notamment une abondante présence d’orchidées sauvages.En 1983, l’UNESCO inscrivit le site sur la liste du patrimoine mondial.

En 2004, quelques 400 000 touristes visitèrent le Machu Picchu, et l'UNESCO a depuis exprimé ses craintes que le nombre trop important de touristes ne dégrade le site. Selon les autorités péruviennes, l'éloignement et la difficulté d'accès au site imposent d'eux-mêmes des limites naturelles à l'expansion du tourisme. Régulièrement, des propositions sont faites pour installer un téléphérique pour rejoindre le site, mais elles ont toutes été rejetées jusqu'à présent.


CENTRE ARCHEOLOGIQUE

De par sa richesse architecturale, le Machu Picchu est l'un des sites archéologiques les plus importants de l'Amérique latine.
D’après les archéologues, le Machu Picchu est divisé en trois grands secteurs : le quartier sacré, le quartier populaire et le quartier des nobles et des ecclésiastiques.


La zone sacrée est dédiée à Inti, le dieu soleil, divinité principale du panthéon inca. C’est ici que se trouvent les trésors archéologiques les plus importants : l’horloge solaire ou astronomique (Intihuatana) et le temple du Soleil.
Dans le quartier des nobles, le Torréon (que Bingham appelait Tombeau royal), sorte de tour conique, comprend plusieurs autels sacrificiels. On a retrouvé à proximité 142 squelettes, essentiellement féminins. L'hypothèse la plus avancée actuellement est qu'il s'agit d'acclas, jeunes filles sacrifiées pour célébrer le culte du Soleil.


Les quartiers d'habitation étaient apparemment peuplés de familles d'artisans et de soldats. La ville était alimentées grâce à des cultures en terrasse, où étaient cultivés maïs, pomme de terre et divers légumes. On estime que ces champs pouvaient nourrir jusqu'à 10 000 personnes.



Toutes les constructions du Machu Picchu sont de style classique inca, c'est-à-dire avec les constructions ayant une surface légèrement plus importante à la base qu'au sommet, ce qui leur confère une bonne résistance aux séismes. Quelques rares murs sur le site sont composés de pierres parfaitement ajustées, mais l'ensemble des constructions est constitué, contrairement aux autres sites de la région, de pierres étonnamment non ajustées. Les Incas ne faisaient pas usage de ciment sur leurs sites mais sur celui du Machu Picchu, la majorité des murs et des édifices sont constitués de pierres très irrégulières, disjointes et remplies de terre entre elles.


Le granit des pierres utilisées pour la construction du site provenait de carrières éloignées, ce qui demandait une ingénierie très évoluée pour faire monter des blocs de pierre pouvant peser plusieurs tonnes jusqu'au sommet de la montagne.
En septembre 2007, le département d'archéologie de
Yale décide de restituer plus de 350 pièces archéologiques au Pérou. La prestigieuse université américaine finance une grande exposition itinérante ainsi que la construction d'un musée dans la ville de Cuzco.

Merci au site WIKIPEDIA.

dimanche 30 mars 2008

LE SANCTUAIRE D'ATSUKA - JAPON


L' Atsuta-jingû (熱田神宮) est un sanctuaire shintoïste de Nagoya, dans l'arrondissement Atsuta. Il est considéré comme le second temple le plus sacré du Japon.Il renferme notamment l'épée légendaire Kusanagi, l'un des trois trésors impériaux du Japon, ainsi que plus de 4 000 autres trésors nationaux, témoignant de ses deux millénaires d'histoire.

LE SANCTUAIRE D'ISE - JAPON


Le sanctuaire d'Ise (japonais : Ise-jingū 伊勢神宮 ou Ise Daijingū 伊勢大神宮) est un sanctuaire shintoïste dédié à la déesse Amaterasu-ōmikami, construit dans la ville d'Ise (préfecture de Mie) au Japon.


Connu officiellement sous le nom de Jingū, Ise-jingū est en réalité un ensemble complexe composé de plus d'une centaine de petits temples, divisés en deux grandes parties :


Le gekū (外宮), sanctuaire « extérieur », est situé dans la ville de Yamada et dédié au dieu Toyouke no ōmikami ; Le naikū (内宮), sanctuaire « intérieur », est situé dans la ville de Uji (différente de Uji) et dédié à Amaterasu-ōmikami. Les deux sanctuaires sont séparé de 6 km.


D'après la chronologie officielle, les sanctuaires ont été construits aux alentour de l'an -4, mais il est probable que la plupart ait été construits des siècles plus tard, plutôt vers 690Ils sont mentionnés dans les annales du Kojiki et du Nihonshoki (datant, respectivement, de 712 et 720). Les anciens sanctuaires sont en ruines et les nouveaux sont reconstruits à leur image tous les 20 ans - les bâtiments actuels, qui datent de 1993, sont les 61e à avoir été construits, ils seront remplacés en 2013.Réputé pour avoir abrité le miroir sacré de l'Empereur du Japon, le sanctuaire est probablement l'un des lieux les plus sacrés du shintoïsme. L'accès aux lieux est règlementé, le public ne peut visiter qu'une partie des sanctuaires.Le sanctuaire d'Ise est un élément du patrimoine national du Japon.