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lundi 19 mai 2008

EGOCENTRISME MEGALOMANIE ET NARCISSISME



EGOCENTRISME




L’égocentrisme consiste à concevoir le monde que de son seul point de vue, tendance à ramener tout à soi, à se sentir le centre du monde.

Pour Jean Piaget l'égocentrisme est un stade normal du développement de l'enfant qui perçoit le monde à partir de son propre point de vue.

Égocentrisme et complexes sont souvent liés, en effet les personnes complexées passent
beaucoup de temps à s'observer et pensent que le reste du monde les observe également.
L'égocentrisme se rapproche également de la mégalomanie, du narcissisme. Dans ce sens, cet égocentrisme est fondé sur le mépris des autres et sur un amour absolu de sa propre personne.

Par opposition, l'allocentrisme est la tendance à faire d'autrui le centre de l'univers.
MEGALOMANIE
La mégalomanie consiste en la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissance et un amour exclusif de soi. Elle peut être le signe d'un manque affectif. En psychiatrie, la mégalomanie est classée dans la famille des psychoses délirantes chroniques. On la nomme couramment Folie des grandeurs.
NARCISSISME
Le narcissisme désigne communément l'amour qu'une personne vit pour elle-même. Une telle sollicitude envers soi-même est le fondement d'une bonne santé. Toutefois, lorsque l'investissement de soi devient fermé et figé, il génère chez l'individu une tendance à interpréter la réalité en fonction de sa propre personne. En psychologie, il est courant de définir le narcissisme comme une fixation affective sur soi-même.
  • Il s'agit d'un mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d'être admiré et de manque d'empathie qui apparaissent au début de l'âge adulte et sont présents dans des contextes divers.
  • Le sujet (homme ou femme) a un sens grandiose de sa propre importance.
  • Il surestime ses réalisations et ses capacités, s'attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport.
  • Est absorbé par des fantaisies de succès illimité et de pouvoir.
  • Pense être spécial et unique et pense ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens de haut niveau.
  • A un besoin excessif d'être admiré.
  • Pense que tout lui est dû et s'attend à bénéficier d'un traitement particulier et favorable à ses attentes.
  • Exploite les autres et utilise autrui pour parvenir à ses propres fins.
  • Manque d'empathie et n'est pas disposé à reconnaître les sentiments ou les besoins des autres.
  • Envie les autres (jalousie) et croit que tout le monde l'envie.
  • Fait preuve d'attitudes et de comportements hautains et arrogants.

Dans la mythologie grecque, Narcisse était un jeune homme dont s'éprit la nymphe Écho. Comme Écho ne savait que répéter la dernière syllabe des mots qu'elle entendait, elle fut incapable de lui exprimer son amour. À défaut de pouvoir lui parler, pour entrer en contact avec lui, elle voulut le toucher. Après qu'il eut repoussé ses avances, elle mourut. Face à cette impossible communication, Narcisse se croit indigne d'amour et incapable d'aimer. Il veut se retrouver en regardant le reflet de son visage dans une mare. À force de soupirer après son image, sans échange humanisant de paroles vivantes, il finit par mourir... Il fut transformé en un narcisse, la fleur qui porte son nom. Il est important de ne pas oublier que Narcisse est né du viol de sa mère par le fleuve Céphise, ce qui restitue l'effraction traumatique et le vide symbolique aux sources de la dérive existentielle du jeune homme.




mercredi 23 avril 2008

LA MOQUERIE


En règle générale lorsque nous nous moquons des gens c'est pour rire et surtout pour faire rire. Pourquoi c'est si drôle de se moquer des autres ? A première vue, se moquer des autres c'est en quelque sorte prendre de la distance. Tout le monde a des défauts mais c'est toujours plus facile de se moquer de l'autre qui se trouve en face de soi plutôt que de se moquer de sa propre personne. Se moquer de l'autre c'est éviter de regarder ses propres défauts. L'autre c'est une entité différente, d'où le fait de prendre de la distance; mais en même temps l'autre c'est l'entité qui nous ressemble alors peut-être que lorsque nous nous moquons de l'autre nous faisons notre propre caricature dans un miroir mais ceci resterait inconscient pour le sujet. Pour beaucoup de gens il est difficile de rire de soi. La raison qui semble évidente est que l'homme est susceptible, il y a des gens qui le sont plus que d'autres, mais tout le monde l'est à sa façon. Notre société actuelle n'arrange pas du tout les choses puisqu'elle nous impose des critères de beauté qui peuvent être trouvés que partiellement sur quelqu'un ; le pourcentage de personnes ayant tous ces critères réunis est infime et même a fortiori cette conception de la beauté que tend à viser notre très chère société semble presque utopique.


Cependant la moquerie est souvent plus légère que la critique


Très souvent on entend les gens qui ne savent pas quoi raconter et ceux-ci se moquent des personnes qu'ils voient mais se moquer ce n'est pas forcément critiquer.On peut très bien rire d'une chose parce que l'on a rien d'autre à dire et cela sans arrière pensée. Parfois ces gens se moquent parce qu'ils se sentent supérieurs mais rares sont ceux-là. Il y a également ceux qui sont un milliard de complexes et qui prennent un malin plaisir à se moquer de tout se qui bouge ; en général ce genre de personnes est beaucoup plus fréquent que le cas précité. Les gens qui se croient au dessus de tout ont un complexe de supériorité. Ceux-là ont eu l'habitude de recevoir un excès de compliments durant leur enfance, ou bien cela peut-être dû au phénomène de l'enfant roi qui tend à se répandre où se dernier mène papa et maman par le bout de nez ; ils ont eu l'habitude d'avoir tout ce qu'ils désiraient, le limites ayant rarement été posées. Il y a également ceux qui s'imaginent plus intelligents ou plus beaux que tout le monde. Imaginer c'est un peu exagéré comme terme puisque bien souvent tous ces facteurs sont liés à l'éducation reçue et notamment aux fréquentations.


D'après le cheminement établi ci-dessus il peut-être difficile de faire la différence entre moquerie et critique. Ces deux termes sont très liés mais ce qui les sépare est le fait que la moquerie inclut l'humour qu'il soit léger, sarcastique ou bien même noir. Tandis que la critique tend plus à se rapprocher de l'observation mais qui ne s'arrêtera pas seulement à ce stade. En effet lorsqu'une personne critique bien souvent c'est que cette dernière se sent mal dans sa peau et vise à mettre de côté cela en critiquant. Prenons un cas particulier : A première vue cette personne peut paraître simple c'est-à-dire quelqu'un "qui ne se prend pas la tête". Mais après plusieurs jours d'observations on se rend compte que la personne passe son temps à dire que celui-ci est moche, que celui-là est petit, que celle-là est bizarre, et j'en passe. Pourquoi cet acharnement ? Cette personne a traversée beaucoup d'étapes difficiles comme nous tous d'ailleurs mais peut-être qu'elle est plus concernée qu'autrui. D'une part parce que cette personne est extrêmement susceptible ce qui va entraîner le fait que cette personne se considérera comme un moins que rien à chaque fois qu'on lui dira quelque chose même si ce quelque chose était sans arrière pensée. De plus cette personne enfouira toute la haine qu'elle a subit, ce qui s'extériorisera entre autre par des critiques de façon consciente ou inconsciente.

jeudi 10 avril 2008

MANQUE DE CONFIANCE EN SOI



1) Comment oser s'exprimer et communiquer quand on s'estime si peu ?

Plus qu'un manque de confiance en soi, certains souffrent parfois d’anxiété sociale, dont le principal symptôme consiste à redouter à l’extrême le jugement d’autrui. Les problèmes d’estime de soi lui sont souvent associés, entraînant une peur de ne pas être à la hauteur.Par exemple lors des échanges, peur de dire des choses erronées ou banales ou déjà dites… Mais attention, si l'on écoute bien les conversations autour de nous, on s' aperçoit que personne ne peut dire que des choses drôles, originales, profondes, nouvelles, etc… Il est normal que nos propos soient parfois simples, banals…Mais quand les émotions d’anxiété et de honte sont fortes, mieux vaut prendre contact avec un thérapeute comportementaliste.



2) Pourquoi cette peur terrible de décevoir les autres et donc de ne pas être aimé(e) ?

La peur de décevoir empêche de profiter des preuves d’affection de l'entourage. Il va donc falloir apprendre à décevoir ! Nous sommes parfois amenés en psychothérapie à demander à nos patients de décevoir volontairement (en ne préparant pas un exposé, en " oubliant " un rendez-vous, en faisant semblant de ne rien comprendre à des explications…). Tout simplement pour leur montrer, pour qu’ils réalisent par eux-mêmes, que la relation peut survivre à la plupart des petites déceptions que l’on peut infliger à nos proches. Sinon, le doute flottera toujours : " on ne m’aime que parce que je ne déçois pas. C’est donc dû à mes efforts plus qu’à ma personne ". Et ce n’est pas idéal pour l’estime de soi.


3) Comment vaincre sa timidité et se sentir à l'aise avec les autres ?

La timidité n’est pas une maladie, mais elle peut s’avérer un handicap plus douloureux que les non-timides ne le croient. Le timide a intérêt à pratiquer un “régime social” (à l’image du régime alimentaire pour les ronds). C’est-à-dire, participer le plus possible à des activités partagées (sports, loisirs, réunions, bénévolat…). Et accepter au début que cela soit un peu stressant, difficile, voire décevant. Les résultats arrivent toujours. Si les difficultés persistent, mieux vaut consulter un comportementaliste pour un travail d’affirmation de soi.


Peut on exprimer ses sentiments lorque l'on ne s'aime pas ?

Est-ce la peur de l'échec, la crainte de décevoir l'autre ? Il existe en tous les cas des solutions ! Accepter les compliments par exemple est un très bon exercice qui va bien au delà de son apparence superficielle. Entre le "mais non pas du tout" et le "ce que vous dites me fait très plaisir", il y a deux regards radicalement différents sur soi. Cela se travaille en affirmation de soi. De même, exprimer vos sentiments vous permettra de découvrir que qu'ils sont tout à fait acceptables et utiles. Là aussi, cela peut se travailler en thérapie.